La maternité de l’IMM habilitée à prodiguer des soins de pédiatrie néonatale

Avec plus de 2000 naissances par an, la maternité de l’IMM, de niveau 1B, est habilitée à prodiguer des soins de pédiatrie néonatale permettant d’éviter la séparation mère-enfant.
Consciente de l’importance de cette étape dans la vie d’une femme et d’un couple, l’équipe met tout en œuvre pour que cette expérience se déroule dans les meilleures conditions, en favorisant le lien entre le bébé, sa maman et son papa. Cliquez ici pour accéder à quelques avis laissés par des patientes.

ANALGESIE PERIDURALE DEAMBULATOIRE

Depuis le début de l’année, la maternité de l’IMM offre aux patientes en travail la possibilité de bénéficier, sous certaines conditions, d’une analgésie péridurale déambulatoire.  
En pratique, la patiente est levée progressivement sous le contrôle d’un professionnel de santé une vingtaine de minutes après la pose du cathéter péridural et l’injection des produits anesthésiants. Si la station debout est bien supportée, elle peut alors faire du ballon et se promener dans  la salle d’accouchement, toujours en présence d’un accompagnant.
Cette nouvelle technique qui limite au maximum la survenue de la réduction de la mobilité des jambes par l’utilisation de solutions d’anesthésiques locaux très diluées  améliore potentiellement le déroulement du travail et aboutit à une meilleure satisfaction des patientes tout en garantissant des conditions de sécurité optimales. Il est recommandé d’en discuter au moment de la consultation avec l’anesthésiste.

A partir du 11 mai…

A partir du 11 mai, le conjoint sera  à nouveau autorisé en suites de couches de 15h à 19h avec un masque et une hygiène des mains systématique. 
Il ne devra pas sortir de la chambre pendant toute la durée de sa visite.
La situation peut évoluer, les consignes sont donc susceptibles d’être modifiées
Merci

COVID 19 ET GROSSESSE

Toute l’équipe de la maternité souhaite transmettre ce message rassurant : Il existe très peu de cas d’infection chez des femmes enceintes et la majorité de ces cas sont des formes peu sévères

Merci de consulter régulièrement ce site internet ou la page Facebook sur lesquels nous allons mettre les informations à jour au fur et à mesure des directives du gouvernement.

Nous vous remercions de ne pas surcharger d’appel  la salle de naissance, afin que le personnel puisse travailler dans les meilleures conditions possibles malgré la crise,  et puisse accompagner les femmes en travail dans le calme, la sérénité et la bienveillance.

Pour les mêmes raisons, n’appelez le 15 qu’en cas de signes de gravité !(cf consignes  ci-dessous)

Un numéro vert mis en place par le gouvernement est à votre disposition : 0 800 130 000

 

COMMENT ME PROTÉGER DU COVID 19

Il convient de respecter les mesures barrières transmises par le gouvernement sur toutes les chaines de radio et de télévision, ainsi que sur le site du gouvernement :

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

  • Vous laver les mains régulièrement et avec du savon ou une solution de gel hydro alcoolique
  • Tousser ou éternuer dans son coude
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique
  • Ne pas porter vos mains à la bouche
  • Respecter les consignes de confinement
  • Porter un masque en cas de contact rapproché avec une personne malade.
  • Ne pas serrer la main, éviter les embrassades

QUELS SONT LES SYMPTOMES CHEZ LA FEMME ENCEINTE ?

Ce sont les mêmes que ceux de la population générale :

  • Fièvre> 37,7
  • Toux sèche et irritante
  • Courbatures
  • Conjonctivite, diarrhée
  • Parfois une gêne respiratoire
  • Anosmie/agueusie (perte de l’odorat/perte de goût)

QUELS SONT LES SIGNES DE GRAVITE CHEZ LA FEMME ENCEINTE ?

  • Une fièvre > 39 et/ou des frissons
  • Une gêne respiratoire  importante (essoufflement lorsqu’on parle par exemple)
  • Des douleurs importantes et permanentes au niveau des poumons

 

QUE FAIRE EN CAS DE SYMPTÔMES ?

Si vous avez FIÈVRE ET TOUX : contactez votre médecin généraliste ou SOS médecins ou les urgences médicales de Paris (UMP) qui vous orienteront. Si vous n’arrivez pas à les joindre : Ne vous présentez pas d’emblée  à la maternité mais téléphonez aux urgences obstétricales de l’IMM au 01.56.61.62.01

Si vous présentez une GÈNE RESPIRATOIRE IMPORTANTE (difficulté à parler), contactez le 15

Si vous présentez une FIÈVRE SANS SIGNE RESPIRATOIRE A plus de 5 mois de grossesse: consultez aux urgences maternité. Il est important que nous vous examinions afin de rechercher une autre cause de fièvre.  Avant 5 mois de grossesse, contactez votre généraliste ou SOS médecins ou les urgences médicales de Paris (UMP)

Si vous n’êtes pas suivie à l’IMM, merci de contacter votre maternité.

 

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES POUR MON BÉBÉ SI JE SUIS INFECTÉE ?

Dans l’état actuel des connaissances :

Le virus ne semble qu’exceptionnellement traverser la « barrière foeto-placentaire », c’est-à-dire qu’il y a peut de risque que le bébé soit infecté en cours de grossesse.

Aucune  malformation du fœtus n’a été décrite chez les mères infectées en début de grossesse.

Certains nouveau-nés ont été infectés par leur entourage quelques jours après la naissance. Pour éviter cette infection il est préférable de limiter à la maison les visites de la famille et il est indispensable que tous les membres de la maisonnée respectent les gestes barrière, en particulier s’ils ont des symptômes ou sont positifs.

 

PUIS JE ALLAITER MON ENFANT SI JE SUIS INFECTÉE ?

OUI, l’allaitement est même recommandé pour aider votre bébé à se protéger. Il faut allaiter avec votre masque et après une hygiène soigneuse des mains.

Si vous avez une fièvre à plus de 38,5°, contactez les urgences maternité au 01.56.61.62.01.

 

QUELLES MESURES DE PROTECTION ONT ÉTÉ MISES EN PLACE DANS LES MATERNITÉS ?

Des mesures de protection ont été préconisées par l’Agence Régionale de Santé et les sociétés savantes et adaptées à la configuration des locaux de chaque service.

Comme depuis le début du confinement  LE CONJOINT est admis auprès de sa femme en salle de naissance avec un masque en limitant les sorties de la salle.

Actuellement  le conjoint est autorisé en suites de couches avec un masque et une hygiène des mains systématique.

Il ne devra pas sortir de la chambre pendant toute la durée de sa visite. Les autres visites ne sont toujours pas autorisées (même la fratrie)

Il n’y a AUCUNE DEROGATION A CES MESURES

 

POUR LES CONSULTATIONS OBSTETRICALES :

Merci de préparer tous les documents (bilans  biologiques, compte rendu échographie…) en votre possession afin de faciliter la consultation.

Consultation, ouverture de dossier, 1er RDV : toutes ces consultations ont lieu à la maternité. Présentez vous à votre rendez-vous programmé SEULE (sans accompagnant)

Pour les échographies : présentez vous à votre rendez vous programmé. Le conjoint est autorisé à assister à l’échographie avec un masque et une hygiène des mains.

les consultations de tabacologie, d’acupuncture, d’entretien prénatal précoce  .   sont réalisées sur place
Pour les cours de préparation à l’accouchement,   merci de vous rapprocher de votre sage femme libérale, Ils sont de nouveau réalisés en visioconférence.

Les réunions d’informations mensuelles qui ont lieu le 1er mardi du mois sont suspendues jusque la fin de l’année 2020.

 La situation peut évoluer, les consignes sont donc susceptibles d’être modifiées.

Nous sommes conscients que ce sont des mesures très contraignantes  pour vous et votre entourage, mais elles ont été mises en place pour protéger tous les nouveaux nés, les mamans, les autres patients de l’hôpital  et le personnel soignant.

 

 

Les échographies prénatales, en savoir plus ?

> Comment se pratique la première échographie ?

Stéphanie Letierce, sage-femme échographiste à l’Institut Mutualiste Montsouris, nous explique l’échographie fœtale du premier trimestre.

« L’échographie du premier trimestre se fait idéalement entre 11 semaines et 13 semaines d’aménorrhée.

L’échographie fœtale se pratique avec un appareil standard, l’échographe.

Nous utilisons soit une sonde par voie externe, une sonde abdominale qui est une approche assez facile soit nous utilisons une sonde endo-vaginale que l’on introduit dans le vagin. L’image est de meilleure qualité mais les mouvements du praticien sont limités. La sonde émet des ultrasons qui sont sans danger pour le fœtus dans la limite de l’utilisation habituelle. La durée de l’examen est d’environ 30 minutes. Pour une meilleure visualisation, il est déconseillé aux patientes d’utiliser de la crème sur leur ventre, cela perturbe la visualisation de l’image. »

> A quoi sert la première échographie ?

 « Le but principal est de dater la grossesse. Pour cela nous allons mesurer le fœtus de la tête aux fesses, ce que l’on appelle la longueur cranio-caudale ou LCC. A la première échographie, la LCC est la mesure la plus fiable des biométries pour déterminer l’âge gestationnel de la grossesse. Le deuxième but est de déterminer la vitalité fœtale. Pour cela nous allons écouter le cœur du bébé qui oscille à ce terme entre 150 et 160 battements par minute. Les mouvements fœtaux sont également un bon mouvement de la vitalité (flexion, extension, rotation de la tête, mouvements des bras et des jambes). Un troisième objectif important est le dépistage d’anomalies chromosomiques et essentiellement de la trisomie 21. Dans un premier temps, nous allons mesurer l’épaisseur de la nuque. Plus la nuque est épaisse, plus le risque de trisomie 21 est important. Dans un deuxième temps, nous allons proposer une prise de sang, les marqueurs sériques maternels. C’est le dépistage combiné de la trisomie 21 au premier trimestre. En intégrant l’épaisseur de la nuque, l’âge maternel et les marqueurs sériques, il sera estimé un risque de trisomie 21. Le dernier objectif est l’étude morphologique du fœtus. L’étude morphologique c’est l’analyse des différents organes et segments du fœtus à la recherche d’anomalie ou de malformations. L’étude morphologique commence avec l’étude du pôle céphalique puis du thorax avec le diaphragme, ensuite l’abdomen avec l’insertion du cordon ombilical, puis nous continuons avec l’appareil urinaire, la vessie et les reins et nous terminons par le rachis et les 4 membres, chacun avec leurs 3 segments. Pour finir il reste également la visualisation des annexes maternels c’est-à-dire les ovaires et l’utérus à la recherche de malformations, de fibromes, de myomes qui pourraient avoir un impact sur le déroulement de la grossesse.

Le coût d’une échographie fœtale du premier trimestre est de 61 euros pris en charge par la sécurité sociale en totalité. »

Travailler pendant sa grossesse ?

TRAVAILLER PENDANT LA GROSSESSE, LES CONSEILS DE L’INSTITUT MUTUALISTE MONTSOURIS

Hormis un travail qui serait physiquement éprouvant, il n’y a aucun inconvénient à poursuivre son activité professionnelle pendant la grossesse.


> Avant le travail :

Il est conseillé de prendre un petit déjeuner consistant afin d’éviter le risque d’hypoglycémie : du pain ou des céréales complètes + une boisson (jus de fruit frais de préférence pour les fibres) ainsi qu’un laitage peuvent par exemple constituer un repas équilibré et solide.

Lors des transports en commun, n’hésitez-pas à demander une place assise réservée aux femmes enceintes. Si vous venez en voiture, variez l’inclinaison du siège de temps en temps pour ne pas rester figée dans la même position.

> Pendant le travail :

Afin d’éviter la sensation de jambes lourdes, surélevez ces dernières et faîtes des mouvements circulaires avec les pieds. En effet, les hormones ont parfois tendance à dilater les parois des veines, ce qui entraîne ce petit désagrément.

Pour le dos, si vous exercez un travail assis, pensez à changer de position régulièrement (plus ou moins droit contre le dossier par exemple). Et attention à ne pas vous cambrer !

Si votre travail nécessite régulièrement une station debout, pensez à détendre votre dos. Vous pouvez par exemple maintenir pendant une dizaine de secondes la position dos rond ou arrondir le bas du dos en expirant. Ces conseils permettront d’atténuer les douleurs dues à la grossesse et de se sentir mieux au quotidien.

Qu’est-ce que la péridurale ?

La péridurale est une technique d’anesthésie locorégionale, c’est-à-dire qu’elle ne concerne que les nerfs. Elle bloque la transmission des douleurs des contractions utérines.

> A quoi sert la péridurale ?

La péridurale nécessite d’avoir eu au préalable une consultation d’anesthésie avec le médecin anesthésiste. Le jour de votre accouchement, vous serez aussi revue par le médecin anesthésiste avant la péridurale. Elle sera posée à partir du moment où vous rentrez en salle d’accouchement.

En pratique, pour poser la péridurale, le médecin anesthésiste vous fera vous mettre en position assise, vous fera arrondir le dos. Le moment pour poser la péridurale sera décidé soit par la sage-femme soit par le médecin obstétricien en fonction de la dilatation de votre col et de l’intensité de vos douleurs de contractions.

> Comment se passe la péridurale ?

Après la désinfection, le médecin anesthésiste palpe votre dos pour trouver ses repères entre deux vertèbres lombaires. Le médecin anesthésiste va, avec une aiguille, réaliser une anesthésie locale de la peau. Ensuite, avec une aiguille particulière, un tuyau très simple, très souple qu’on appelle cathéter entre deux vertèbres lombaires à proximité de vos nerfs.

Ce cathéter sera ensuite scotché en remontant sur votre dos et relié à un système d’injection automatique.

A la fin de la pose de la péridurale, il n’existe donc dans votre dos plus aucune aiguille et juste le cathéter et son pansement. Par ce cathéter, le médecin anesthésiste pourra injecter des anesthésiques locaux qui vont modifier la conduction nerveuse et des dérivés de la morphine. Après la première injection, le délai d’action des médicaments de la péridurale est de 10 à 20 minutes.

Ensuite la péridurale est maintenue par des réinjections qui sont réalisées soit par une pompe automatique soit des réinjections par le médecin anesthésiste ou la sage-femme mais ça peut être aussi des injections que vous commandez vous-même par un bouton poussoir.

La pose de la péridurale n’est pas une technique douloureuse, c’est un geste légèrement sensible qui est bien en deçà des contractions utérines. En l’absence de contre-indication, toute patiente peut bénéficier d’une péridurale pour son accouchement.

 
> Contre-indications, risques et douleurs

La principale contre-indication est l’existence de troubles de la coagulation en particulier la baisse des plaquettes au cours de la grossesse. Enfin, si vous présentez des maladies neurologiques graves ou des maladies de la colonne vertébrale ou maladies cardiaques sévères, la péridurale peut être contre indiquée.

Les risques possibles liés à la péridurale obstétrique sont un échec de pose de la péridurale ce qui est exceptionnel et en général qui est lié à une malformation du dos.

Les douleurs de dos ou lombalgies après une péridurale sont possibles. Des maux de tête persistants, ils sont liés à l’existence d’une petite brèche réalisée soit lors de la pose de la péridurale par le médecin anesthésiste, soit favorisée par un mouvement brusque de la patiente lors de cette pose.

Lors des premières injections de la péridurale, la maman peut présenter parfois des baisses modérées de la pression artérielle, plus rarement, des malaises qui sont corrigés rapidement par un allègement des doses de la péridurale et l’injection de médicaments qui vont remonter la pression artérielle.

Si vous souhaitez accoucher sans péridurale, cela est tout à fait possible mais nécessite de votre part une préparation active en amont. Lors de votre travail, si une césarienne s’avère nécessaire, le médecin anesthésiste pourra renforcer votre péridurale par des réinjections et obtenir ainsi une anesthésie complète de la partie inférieure du corps ce qui permettra de réaliser cette césarienne sans aucune douleur mais sans passer par une anesthésie générale. Une à deux heures après votre accouchement, vous récupèrerez totalement la sensibilité et la motricité de vos membres inférieurs. L’Institut Mutualiste Montsouris rappelle que la péridurale n’est pas incompatible avec la césarienne ni l’épisiotomie.